Une opportunité clé pour transformer l’innovationen production industrielle.
Au moment où la France accélère saréindustrialisation et renforce sa souveraineté technologique, un enjeu majeurdemeure : comment permettre aux innovations les plus prometteuses de franchirle cap décisif entre le prototype et la production à grande échelle ?
C’est précisément pour répondre à ce défi que le dispositif « Première Usine »,intégré au plan France 2030, a été conçu.
Piloté par Bpifrance, ce programme soutient lacréation de premiers sites pilotes, de lignes de production ou de plateformesindustrielles mutualisées, afin d’aider les start-ups et les PME innovantes àindustrialiser leurs technologies et à structurer une production compétitivesur le territoire français.
Un dispositifpensé pour lever le principal frein à l’industrialisation
De nombreuses jeunes entreprises technologiquesparviennent à valider leur innovation en laboratoire, mais se heurtent ensuiteà un obstacle majeur : financer leur première implantation industrielle. Cetteétape, souvent longue et coûteuse, représente un risque important pour lesinvestisseurs privés.
Le programme « Première Usine » vise ainsi à :
- Accélérer l’industrialisation de technologies innovantes à fort potentiel,
- Réduire le risque financier lié à la création d’une première unité de production,
- Soutenir des projets alignés avec les priorités stratégiques de France 2030, notamment la décarbonation et l’émergence de nouveaux acteurs industriels,
- Garantir l’absence d’impact environnemental négatif (principe DNSH).
À quis’adresse l’appel à projets ?
Le dispositif cible principalement :
- Les PME au sens européen (moins de 250 salariés, CA ≤ 50 M€ ou bilan ≤ 43 M€),
- Immatriculées en France au moment du dépôt,
- Non considérées comme « en difficulté »,
- Et n’ayant pas démarré les travaux avant la demande d’aide.
Des structures ad hoc peuvent égalementcandidater lorsqu’elles opèrent des capacités industrielles mutualiséesdestinées aux start-up et PME.
Quels projetspeuvent être financés ?
Les projets doivent relever d’une premièreindustrialisation et présenter un budget minimum de 5 M€. Sont notammentéligibles :
- La création d’une première unité de production,
- L’installation d’une ligne pilote pour la pré‑commercialisation ou la validation industrielle,
- L’externalisation de la production auprès d’un CDMO avec investissements dédiés,
- L’extension technologique d’un site existant pour produire une nouvelle gamme innovante,
- La création de plateformes industrielles mutualisées.
Tous les projets doivent démontrer une neutralitéenvironnementale ou une amélioration significative par rapport aux solutionsexistantes.
Un soutienfinancier structurant
L’aide prend la forme d’un financement mixte : 50% de subvention et 50 % d’avance récupérable.
L’objectif est d’atteindre un taux d’aide globalcompris entre 20 % et 30 % des coûts éligibles.
Les dépenses financées peuvent inclure : équipementset machines, dépenses d’industrialisation, brevets et licences, prestations deconseil technique, dépenses de R&D liées au projet, certification etnormalisation, et, dans une limite de 20 %, infrastructures, terrains etimmobilier.
Seules les dépenses réalisées en France etpostérieures à la complétude du dossier sont éligibles.
Comment lesprojets sont-ils sélectionnés ?
La sélection repose sur plusieurs critères clés :
- Maturité du projet : TRL ≥ 7–8, MRL ≥ 6, CRL ≥ 3–4.
- Innovation et alignement stratégique : souveraineté, transition écologique, priorités nationales ou européennes.
- Viabilité économique : modèle industriel, stratégie marché, plan de financement.
- Impact territorial : emploi, investissements, structuration de filières.
- Performance environnementale : contribution aux six axes de la transition écologique.
Uneopportunité décisive pour passer du prototype au marché
« Première Usine » est l’un des rares dispositifspublics permettant de financer une industrialisation réelle, au-delà de laseule R&D. Pour les start-up et PME technologiques, il représente :
- Un levier essentiel pour produire à l’échelle,
- Un signal fort pour attirer des investisseurs privés,
- Une opportunité d’ancrer durablement la production en France,
- Un accompagnement stratégique pour structurer une filière industrielle.
Si votre entreprise envisage un projet depremière industrialisation, ce dispositif peut jouer un rôle déterminant dansvotre trajectoire.


























